Récits de vol
Vol de Floirac PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Fernand TAPIE   
Mercredi, 20 Mai 2015 14:21

Vol du 17 mai à Floirac

Vu les conditions un peu fortes chez nous dimanche, J Marc m’appelle samedi pour me proposer de monter à Floirac, OK, il passe l’info sur le forum. Dimanche on se retrouve 7 au départ de Cajarc. Arrivés sur le site où des voiles sont déjà en l’air…surprise, plus d’une centaine de pilotes attendent leur tour pour décoller…on va quand même y aller, même si le niveau semble élevé vu les voiles et les pilotes (Fred Sinati, Antoine Cabiac …et d’autres). J Marc décolle en premier (comme dab), puis Ben, Aimé, puis moi…En l’air plus de 50 voiles sur une hauteur de 100m maxi, des conditions pas faciles, des deltas, on passe pas mal de temps a s’éviter,  bref LE CIRQUE, mais le groupe de « Causses en Ailes » est en l’air à part J Paul qui n’avait pas l’intention de sortir (il faut bien que quelqu’un ramène les voitures, merci J P). Petit à petit des grappes se forment et arrivent à s’extirper du trou, par chance j’en fais partie et tant mieux, on décale et ça monte. Quel plaisir un peu de calme à chercher le meilleur vario. J’entends J Marc qui annonce qu’il est au plaf (1750) et qui part en transition. Je continue à monter, pour essayer aussi d’aller vers le plaf, arrivé près des nuages, je décide aussi de décaler. Il y a des voiles partout, je vois Gramat, et faisant le point des pilotes autour…je commence à reconnaître J Marc loin devant, Aimé en haut, Phiphi à côté, Ben, Alban devant, c’est cool tout le club est là prêt à rentrer...il faut s’accrocher ! Passé Gramat, je pense au « trou de Bèdes », la zone D qu’il faut éviter, et surprise le trou est là devant j’essaie de me décaler, mais le thermique est en plein dessus et ça monte, donc je continue. De toute façon toutes les voiles qui sont devant on fait pareil, J Marc, Aimé et d’autres, tant pis. C’est à ce moment que je vois J Marc partir plein EST, Aimé plein OUEST, où vont-ils ? J’apprendrais plus tard qu’ils évitaient Bèdes (petite erreur !). Je file tout droit en direction de Livernon, de bons varios qui nous amènent aux nuages, n’est-ce-pas Phiphi, oreilles pour ne pas y entrer, bon plaf à 1850-1900, bref le pied. Je trace vers la vallée du Célé, j’entends que J Marc qui était au radada (erreur de Bèdes) se refait, tant mieux, pas de nouvelle des autres. Après le Célé, toujours haut,  je trouve un bon thermique et j’enroule avec une autre voile que je ne connais pas. J’aperçois La Mounine, go devant, et j’entends Martine,  qui était partie en BI avec Roland, dire que la vue est belle. C’est donc le BI qui est avec moi…bravo, …sacré Roland. Un petit « coucou » en passant aux locaux qui font des gonflages à Saujac (trop de vent) et là on retrouve nos conditions de vol habituelles, cap Villefranche. Encore un peu de chance, je reprends un bon thermique sur l’aérodrome qui me fait traverser l’Aveyron, c’est à ce moment là que j’entends Ben me demander où je suis et ce que fais, il est donc en l’air. J’apprends juste après que J Marc et Phiphi sont par là aussi. Toujours dans de bonnes ascendances, je retrouve les nuages (1900) et je commence à me poser des questions car on savait que le vent devait se renforcer plus bas au sud…alors que faire ? Pour l’instant je ne vole pas trop vite (55-60) donc ça va, mais Ben annonce qu’il pense se poser par crainte du vent. Je continue encore en regardant le GPS, et en essayant de me repérer…mais bien sur c’est « le flou ». Où sui-je ? Comme dab moi ne pas savoir, alors toujours plein SUD. J’entends que Phiphi, J Marc et Ben sont posés, je vois une petite vallée et je pense que c’est le Viaur, je suis encore haut (1300) mais je décide de me poser pour ne pas aggraver la récup…GROSSE erreur, je ne suis pas au Viaur mais à Lunac. Super content quand même de ce beau vol…maintenant il faut rentrer, et ça se passera bien, voiture jusqu'à La Fouillade, voiture jusqu'à Villefranche et ensuite le gentil Alban qui s’était posé avant la vallée du Célé pour venir nous chercher était là avec Phiphi.

Belle sortie de groupe, A REFAIRE !!!!

Fernand.

 
Vol Sympa PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Fernand TAPIE   
Jeudi, 07 Août 2014 10:24

-Vol de La Mounine à Montredon-la-Bessonnies-

 

Après avoir fait une fois ALBI la semaine avant, je sens que la journée peut être encore bonne pour faire des bornes (objectif dans ma petite tête - faire une fois 100 bornes). J'arrive au déco et déjà quelques voiles en l'air. Au moment de décoller, petits soucis au déco qui retardent bien et une belle grappe se forme et part en cross...mal parti, encore que, Alain Marty est  toujours là et avec un "lièvre" comme ça rien, n'est perdu. En effet, nous arrivons à sortir avec Bison et une autre voile, pas facile, petit vario mais patience. Au premier petit plaf, Bison file plein ouest, l'autre voile a disparu, je décide de partir juste à l'ouest de VilleFranche où sont passés certains pilotes de la première grappe...SEUL mais encore confiant. Je prends un thermique à hauteur de Villefranche, c'est bon, j'entends que Domi, Fred, Ben et Pompom sont devant dans la vallée de l'Aveyron, donc cap SO, mais le thermique (bien généreux) me fait dériver sur Sanvensa, pas de problème j'ai un bon plaf (1800), je continue, et là surprise un groupe de milans (une bonne vingtaine) montent dans un thermique, je vais avec eux - génial - et je transite vers La Fouillade (maintenant je connais). Au loin ça y est je vois 2 voiles...Ben et Pompom, je ne suis plus trop seul, je rejoins Pompom qui se pose à St André de Najac (pas cool) et je vois Ben qui remonte un peu plus loin, il faut vite y aller, de toute façon si je pose je suis avec Pom pour une récup. Je trouve l'ascendance qu'avait Ben, et quelle 'mine"! +6-+7 j'ai du mal à la tenir, mais elle me remonte à 1800. Le calme revenu je transite à nouveau vers Carmaux où sont normalement Ben, Domi et Fred que j'entends en radio. Je finis par revoir Ben donc, avec Domi qui enroulent au dessus de Mirandol, j'y vais, mais je retrouve un bon thermique qui m'amène sur Carmaux et là je regarde le vario...1930 m, je suis dans la TMA de Toulouse, il ne faut plus monter...sauf qu'en avançant ça monte encore et et je fais une petite pointe à 2010 ... pas grave. Un petit coup d'oeil à "Cap découverte" que j'ai sous les pieds, j'ai maintenant en visu Ben qui file vers Albi, j'entends que Domi continue vers Lacaunes et Ben oriente sa dérive au Sud d'Albi plein Ouest vers Castres , je ne comprends pas... je le suis car je pense au vol de groupe. Je n'arrive pas à avancer assez vite pour suivre cette dérive, je décide de continuer au SO car j'ai des bons thermiques qui m'amènent malheureusement vers la montagne noire, je n'ose pas m'engager vers cette zone et décide de me poser dans le premier village que je vois, ce sera Montredon la Bessonnies. Ai-je fait les 100 bornes ? et non 93 Kms. J'ai Ben au téléphone qui est posé avant Castres, nous décidons de nous retrouver à Albi où Pompom ( merci la navette) viendra nous chercher, à 9 h nous sommes rentrés et super content quand même.

Ce récit de vol pour donner un peu envie à ceux qui n'osent pas encore partir pour découvrir d'autres horizons. Dans notre région il n'y a pas trop de danger, à part les zones aériennes à éviter, si vous savez prendre un thermique à Saujac vous saurez en prendre un plus loin il suffit de le trouver (quand même). On en prend plein la vue et on apprend beaucoup pour le vol libre. Mais attention...pas de risques quand même...à consommer avec modération.

Fernand.

 
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Écrit par Fernand TAPIE   
Lundi, 25 Juillet 2011 10:42

MONT BLANC 2011 (2ème ESSAI)

 

 

Du samedi 25 au jeudi 30 juin 2011 .

2 biplaces :

  • Stéphane Calmon et Fabien Witkowski : biplace personnel
  • David Schrall et Jean-Paul Gondon : biplace du club « Causses en ailes »

Météo de la semaine : anticyclone les 4 premiers jours puis orages.

 

 

 

 

SAMEDI 25 JUIN 2011

 

Saint Gervais : 1 manche de compétition A sur fond de Mont Blanc pour David Schrall.

9 heures de route pour les autres.

Rendez-vous à 20 h au gite et entre temps appel à Pierre Bogino notre guide de haute montagne pour la semaine.

20 h : Connaissance avec notre hôte Marianne qui nous accueille dans sa résidence 4 étoiles avec pot de bienvenue, piscine, jacuzzi, sauna, hammam à volonté !

21 h 30 : Pasta partie avec Marianne et 2 de ces amis avec couché du soleil sur le Mont Blanc puis préparation des sacs pour le lendemain.

 

 

 

 

DIMANCHE 26 JUIN 2011

 

Rendez-vous 8 h 30 : Retrouvailles avec Pierre devant la télécabine de Chamonix.

Montée au refuge des Cosmiques pour poser les voiles.

Pointe Lachenal : 1ère course en altitude entre 3500 et 3800 m, grand soleil et tee-shirts toute la journée avec comme seul petit nuage une vingtaine de parapentes partis du Mont Blanc.

18 h 30 : Retour au refuge pour boire une bière et admirer le paysage.

19 h : Repas

Arrivée de Marc Boyer et discussion avec Pierre Bogino : changement de programme pour l’ascension au sommet du Mont Blanc (se sera demain).

20 h : au lit pour un lever à 1 heure du matin le lundi.

 

LUNDI 27 JUIN 2011 ( Le grand jour )

 

Départ du refuge à 1 h 50, l’esprit « compét » de Pierre nous fait partir sur un bon rythme pour être les premiers sur les fortes pentes du Mont Blanc du Tacul.

3900 m : Epaule du Tacul, un petit arrêt pour enfiler les gants et manger avec vue sur les lumières de Genève et de Lausanne.

4200 m : Mont Maudit, deuxième arrêt avec lever du soleil. Une petite laine de plus et une petite crainte sur notre acclimatation en altitude un peu rapide : ça passe ou ça casse !

Derniers 600 mètres de dénivelé positif : 2 cordées, 2 rythmes différents mais tous au bout et heureux !

7 h 20 : Photos, vue à 360° du toit de l’Europe ( ça change pour certains ). Petit problème de vent OSO un peu fort et froid. Décision de descendre sur le Dôme du Goûter pour décoller.

4400 m : Dôme du Goûter, vent toujours trop fort, on redescend un peu.

4200 m : Décollage improvisé sur les conseils de Marc Boyer. Préparation des biplaces avec l’aide de Pierre et Marc puis décollage et grande « glissade » d’une demie heure sur le glacier des Bossons suivi de l’Aiguille du Midi, de l’Aiguille de Chamonix et de la Mer de Glace. L’air se réchauffe, l’attérissage  n’est pas loin.

10 h 30 : Posé face au Mont Blanc avec des images plein la tête. Pierre et Marc posent ensuite.

Retour à la résidence pour quelques bières et une bonne sieste.

 

 

 

 

 

 

 

MARDI 28 JUIN 2011

 

9 h : En route pour une journée d’alpinisme sans les voiles sur les Aiguilles Rouges face à l’Aiguille du Midi et au Mont Blanc.

12 h : Arrivée au sommet et casse croute en manche courtes à 3000 m. Des voiles montent sous un plafond à 3500 m.

Descente sur un glacier qui a perdu 5 mètres d’épaisseur en 10 ans (souvenir de Pierre).

Retour, bières et petit vol à Passy Plaine Joux.

20 h : Pizzas avec retour de Marianne

21 h 30 : Piscine, jacuzzi, sauna, hammam dans l’ordre.

 

 

 

MERCREDI 29 JUIN 2011

 

9 h : Montée au refuge Albert 1er.

12 h : Bière, casse croute et travail sur la glace, descente dans une crevasse et remontée aux piolets juste avant la pluie.

19 h : Bière (moins cher qu’une bouteille d’eau) et repas sous l’orage avec un éboulement non loin du refuge.

20 h 20 : Couchés

 

 

 

 

 

JEUDI 30 JUIN 2011

 

5 h : Levé sans stress, il pleut.

6 h 30 : Départ pour l’Aiguille du Tour, brouillard et neige fraiche.

8 h 30 : Au dessus des nuages avec vue sur tous les sommets de plus de 3000 mètres.

9 h 30 : Sommet 3542 m, photos sur un caillou d’un mètre carré, en fond le Mont Blanc. Casse croute et descente au pas de course : certains ont des objectifs sportifs (pas tous). Pas de vol car la mer de nuages ne nous permet pas de voir le fond de la vallée.

11 h 30 : Arrivée à la voiture, bière et casse croute.

15 h : Résidence et détente (piscine, jacuzzi,…) puis sieste.

19 h : Apéro avec Pierre et sa copine en attendant Marianne.

20 h : Resto pour remercier notre hôte puis b….s dans Chamonix.

 

 

 

 

REMERCIEMENTS

 

Nous remercions la météo et la montagne qui nous ont laissés de superbes images, Pierre Bogino qui nous a supportés sans rien dire, Marc Boyer pour ses conseils, le club « Causses en ailes » pour le prêt du biplace et Marianne pour nous avoir ouvert ses portes et avoir contribué à transformer une semaine magnifique en une semaine inoubliable !

 

 

Merci à tous

 

Des gens heureux

 

 
Vol d'Aimé PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Fernand TAPIE   
Mercredi, 17 Novembre 2010 19:15

VOL Val Louron Le 23 mai 2010

 

 

Certains membres du club, avions choisi le week-end de Pentecôte pour nous dégourdir les ailes autour de la vallée du Louron. Le choix s’est avéré judicieux, la neige était basse, mais le soleil généreux.

Le samedi, j’avais réussi un beau vol depuis le 700, puis un beau soaring au 500 le soir, mais le récit de vol d’un copain à David me laisse sur ma faim.

 

Le lendemain dimanche nous tardons à monter et le groupe s’arête au 600, puisque la veille le départ à ce niveau suffisait. Très vite je me mets à envier ceux qui sont montés jusqu’au 700, ils sont les seuls à sortir. Ici, les conditions finissent par s’améliorer, je me décide enfin. Lors de mon élan j’entends un « STOP », je regarde mon aile, elle est nickel, ce ne doit pas être pour moi ! « Ton secours !!! » Houlà ! Mon secours pend 1.50 m sous ma sellette…On efface tout et on recommence ! Je freine fort, j’enfonce la commande à droite, retour pente, un peu brutal, mais posé !!!

 

La mono qui avait crié stop n’a pas apprécié que je traine à obtempérer. Je lui donne l’occasion de faire la morale à ses élèves. Penaud, je remballe mon matos, Daniel, un copain à Carine, me donne un coup de main, surtout pour remettre le secours dans son emplacement. Je dois avoir un problème avec la poignée du secours. Hier déjà, elle s’était dégrafée avant le décollage.

 

Jeannot de Cahors, que j’avais salué en arrivant, décolle et fille vers les sapins du 700. Je décolle dans la foulée et le suis, les sapins ne donnent rien, il repart vers le 300, j’hésite un instant puis abandonne à mon tour les sapins pour le 300, ça va faire encore un plouf ! Tiens, Jeannot se faire secouer au dessus du 300 et reprend quelques mètres. Je suis plus bas, mais à mon tour, je perçois la turbulence, mon vario s’excite et la Kailash m’indique que je dois partir vers la combe en direction de la station de Val Louron. Ses conseils sont bons car je fais des envieux qui lâchent tous à tour de rôle.

 

Je me souviens du vol que m’a raconté vendredi Alain Dedieu, il avait réussi à s’extraire du site en suivant la même trajectoire qui passait ensuite au dessus des antennes de la station. J’essaye les antennes et ça marche, la zone est chaotique, mais les « bip bip » s’accélèrent. Un parapentiste arrive en dessous, mais je le lâche d’une telle vigueur qu’il s’écœure et repart. J’ai vraiment centré le thermique, je n’ai plus qu’à admirer le paysage et les autre parapentistes qui s’éloignent.

 

Je dérive avec la colonne d’air et remonte les pistes de ski, vers les sommets enneigés tout près, ça devient sauvage et turbulent à nouveau. 2 800 m au vario, je dois pouvoir tenter la traversée vers le col de Pal où j’aperçois déjà des voiles.

 

La transition est tranquille, mais ma trajectoire m’indique que je vais arriver bas de l’autre coté. Je vise une faille sur la crête à droite du Peyresourde où une voile orange est en train d’enrouler un beau thermique. J’arrive à  la faille, la voile orange est déjà au nuage mais elle ne m’a rien laissé. Je suis à quelques mètres du sol, mais pour éviter de poser, je me mets dos à la pente et là, je découvre devant moi une pente faible et un versant à l’ombre du nuage qui couvre Peyragudes, ce n’est pas gagné !

 

Je longe au plus près le relief sur ma gauche, en direction du restau d’altitude où nous avions décollé hier soir. En approchant du restaurant, le vario chante à nouveau, de mieux en mieux, sauvé !!! Je vois la combe au sud ensoleillée, mais j’ai entendu dire que c’était méchant, à éviter, oui, mais ça doit monter ! Je choisis une côte mal taillée et puis à hauteur du col, je ne risque plus rien, j’optimise, le nuage se rapproche où enroulent déjà, deux ou trois autres ailes. 3 400 m, il fait froid.

 

Je file vers le col de Peyresourde ou je retrouve un thermique et un biplace Niviuk d’un beau bleu, avec les moustaches orange. Nous enroulons super synchro, au même niveau. Arrivé au nuage, je reprends mon voyage vers la crête de l’autre coté du Peyresourde, en direction du lac de Bordère dont m’avait parlé le copain de David qui est là d’ailleurs à renouveler son vol de la veille. Je reconnais sa voile UP Trango. Je ne puis accélérer qu’au premier barreau, le second s’est décroché et en transition, je suis vite largué. J’arrive en vue du lac, à la traine, mais 200 m plus haut, j’ai eu meilleure confluence.

 

Le collègue continue en direction de Bourg d’Oueil, je choisis de suivre la crête en direction d’Arreau, un vautour passe à ma hauteur, il va croiser un planeur, je suis toujours à plus de 3 000 m, j’ai les doigts gelés, Je suis seul et ne sais où aller. De cet endroit, Arreau est tout proche en dessous et je puis voir en même temps, Saint Larry et Luchon et la clairière de Lançon et l’Arbison…

 

De temps à autre Jean Guy me demande des nouvelles par radio. Je décide de revenir vers le déco, via la crête de Lançon. J’arrive 2 ou 300 m au dessus du 700 où le thermique me ramène au nuage si je veux, mais j’ai froid et les copains sont au chaud, au bord du lac en train de casser la croute. Je repars en vallée. Je suis en train d’envoyer pour aller me poser quand j’entends à la radio « pourquoi tu n’essayes pas de poser au déco ? » la suggestion vient de Jean Guy qui était monté au 700 pour me suivre de visu. Pourquoi pas ? Je suis juste à niveau du 600. Je fonce dessus, ça monte juste ce qu’il faut pour poser sur le sentier d’arrivée. Au moment où je pose, j’aperçois la voiture de Jean Guy en face qui redescend du 700, Je vais pouvoir redescendre le Vito, quelle organisation ! Je vais pouvoir raconter mon vol en cassant la croute, au chaud, au bord du lac.

 

Le soir, nous remontons au 500, faire du soaring, juste au moment où le soleil réapparait pour déclencher une belle brise. Toute la bande s’est régalée, y compris Sophie, en bi avec David.

 

Ce vol sera pour moi, le dernier de l’été, le samedi suivant, je vais aux urgences en raison de la raideur persistante du mollet droit, le diagnostic révèle une phlébite. Le parapente m’est interdit pendant au minimum 3 mois. La vraie cause ? Les courbatures suite au footing du matin, autour du lac, avec Carine, sans échauffement et sans entrainement, l’attéro d’urgence au 600 puis le froid à 3 400 m. Les conditions ne sont plus là, nous allons attendre meilleure météo pour faire à nouveau de beaux vols.